Création d’entreprise, implantation industrielle, transmission, recherche de financements ou développement d’activité : en Creuse et en Haute-Vienne, les porteurs de projets peuvent s’appuyer sur un réseau d’acteurs mobilisés pour accompagner leurs démarches. Plus d’explications avec Aurélien Durand, chargé de mission développement économique pour la région Nouvelle-Aquitaine.
Pour Aurélien Durand, les porteurs de projets ne doivent surtout pas rester seuls face à leurs démarches : « Le premier interlocuteur, pour moi, c’est vraiment la communauté de communes. Ce sont eux qui sont capables d’orienter vers les bonnes personnes et les bons dispositifs. »
Très concrètement, cet accompagnement permet notamment :
Autour des communautés de communes intervient ensuite un réseau complet d’acteurs : région Nouvelle-Aquitaine, CCI, Chambre des métiers et de l’artisanat, Réseau Initiative, France Active ou encore services de l’État.
« La subvention, c’est la cerise sur le gâteau », insiste Aurélien Durand. « Ce n’est pas elle qui fait le projet. Ce qui fait la différence, c’est l’ambition du projet et la personnalité du porteur de projet », poursuit-il.
« On est à un carrefour idéal pour tout projet industriel », souligne Aurélien Durand.
Pour cause. Situé au croisement de l’A20 et de la RN145, sur l’axe Paris-Toulouse et à proximité des connexions vers Lyon et l’ouest du territoire, le Parc d’activités de La Croisière en nord Limousin (PAC) bénéficie d’un positionnement logistique particulièrement attractif pour les entreprises industrielles.
Dans ce contexte, le Syndicat mixte du PAC (SMIPAC) joue un rôle central dans l’accompagnement des entreprises souhaitant s’implanter ou se développer sur le site en intervenant à chaque étape du projet :
Sans oublier l’assistance dans les démarches opérationnelles liées aux implantations : permis de construire, accès voirie, signalétique, adressage ou encore raccordements, etc. « Et la présence d’un interlocuteur unique capable de coordonner rapidement les différents partenaires du territoire et de fluidifier les projets d’implantation », précise le chargé de mission.
Plusieurs entreprises implantées sur le PAC ont récemment bénéficié de l’accompagnement de la région Nouvelle-Aquitaine et des acteurs économiques du territoire dans leurs projets de développement.
C’est notamment le cas de Naudon Mathé, qui a inauguré en 2023 un nouveau bâtiment destiné à moderniser et développer son outil de production. Pour accompagner cette implantation sur le PAC, l’entreprise a notamment bénéficié d’un accompagnement foncier ainsi que de financements européens FEDER mobilisés avec la Région.
Autre projet emblématique du PAC : la Blanchisserie Tartary : « Malgré un investissement particulièrement ambitieux, l’entreprise a pu concrétiser son développement grâce à une mobilisation collective réunissant Région, FEDER, partenaires financiers et acteurs économiques locaux », se réjouit Aurélien Durand.
Au-delà des créations et implantations, Aurélien Durand insiste également sur un autre défi : la transmission d’entreprise : « Sur les dix prochaines années, il va y avoir entre 500 000 et 600 000 transmissions d’entreprises en France. »
Dans les territoires ruraux, le sujet est stratégique : préserver les savoir-faire, maintenir l’emploi et éviter les fermetures d’activités.
La récente transmission de TIGR installée sur le PAC, illustre précisément cet enjeu de continuité industrielle sur le territoire.
« Aujourd’hui, les priorités sont simples pour la région Nouvelle-Aquitaine : à travers sa feuille de route Néo Terra, elle accompagne désormais plus particulièrement les projets conciliant développement économique et transition environnementale », révèle Aurélien Durand.
Réduction des consommations énergétiques, décarbonation des activités, optimisation de l’usage de l’eau, relocalisation, circuits courts ou encore coopération entre entreprises locales, font aujourd’hui partie des critères fortement étudiés dans l’accompagnement des projets.
« Dans les territoires ruraux, ces enjeux prennent une importance croissante, notamment face aux problématiques de ressource en eau, de transmission des savoir-faire et de maintien de l’emploi local. Cette transition représente une réelle opportunité de développement pour les entreprises du territoire », explique-t-il.
En conclusion, Aurélien Durand adresse un message direct aux entrepreneurs, repreneurs et porteurs d’idées du territoire : « Il n’y a pas de petit ou de grand projet. Il y a, avant tout, une personne qui a envie d’entreprendre. »
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