Comment se déroule l’implantation d’une entreprise sur le Parc d’activités de La Croisière en nord Limousin (PAC) ?
De la définition des besoins à la construction des bâtiments, Christophe Muguay et Jean-François Tessier, chargés de projet pour le Syndicat mixte interdépartemental du Parc d’activités de La Croisière (SMIPAC)*, qui porte le parc d’activités, détaillent les étapes et l’accompagnement proposé aux porteurs de projet.
Nos interlocuteurs sont généralement des chefs d’entreprise ou des chargés d’affaires responsables de leur développement. Les demandes sont très diverses. Il peut s’agir d’une entreprise qui souhaite transférer son activité, développer ses capacités de production ou créer un nouvel établissement. Nous recevons également des sollicitations pour des projets de services ou d’équipements.
Le PAC est un parc à vocation industrielle. Nous accueillons principalement des entreprises industrielles, mais également des activités artisanales qui souhaitent industrialiser leur production.
Nous examinons notamment la nature de l’activité, les besoins fonciers, la superficie des bâtiments envisagés, le nombre d’emplois prévus, les contraintes techniques et environnementales ainsi que l’intérêt économique du projet pour le territoire. Nous avons fait le choix de ne pas accueillir d’établissements classés Seveso.
Le rapport entre la superficie demandée et les emplois créés fait partie de nos critères, mais il doit être nuancé selon les projets. Un parking sécurisé avec services pour poids lourds, par exemple, peut générer peu d’emplois directs, tout en répondant à un besoin local et en créant de l’activité pour des entreprises de service, de surveillance, d’entretien ou de maintenance.
Chaque projet est étudié au cas par cas.
Nous ne travaillons pas uniquement avec des parcelles prédécoupées. Nous pouvons adapter leur superficie aux besoins de l’entreprise, en fonction du foncier disponible.
Nous prenons en compte l’emprise des bâtiments, les espaces de circulation, les accès, les besoins techniques et les possibilités d’extension, tout en vérifiant que les caractéristiques du terrain et les infrastructures existantes sont compatibles avec l’activité envisagée.
Nous intervenons sur les aspects techniques, financiers, administratifs et économiques, notamment en mettant les entreprises en relation avec les partenaires susceptibles de les accompagner.
Selon les besoins, nous pouvons solliciter les services de la Région Nouvelle-Aquitaine, des CCI, des départements, des organismes comme France Active ou Initiative Creuse, des investisseurs, des entreprises locales ou des prestataires spécialisés.
Notre connaissance du territoire nous permet aussi d’identifier des sous-traitants et des solutions immobilières ou techniques.
C’est notamment le travail que nous avons mené avec la blanchisserie Tartary. Les premiers échanges remontent à 2023. Plusieurs mois ont ensuite été consacrés à la définition du projet, au chiffrage des investissements et à la recherche de financements avec les différents partenaires.
Lorsque le projet nous paraît suffisamment avancé, nous organisons une rencontre avec la présidente du SMIPAC, Sophie Drieux. Cette présentation peut intervenir alors que certains aspects financiers ou techniques restent à finaliser.
Nous poursuivons ensuite le travail avec le porteur de projet jusqu'à ce que son dossier soit suffisamment abouti pour formaliser son intention de s'implanter.
Le projet est alors présenté au comité syndical, qui délibère sur la cession du terrain.
Les notaires du SMIPAC et de l’entreprise préparent ensuite le compromis de vente, qui prévoit notamment une condition suspensive liée à l’obtention du permis de construire.
Nous intervenons tout au long de la phase de conception, en lien avec les architectes et les bureaux d’études des entreprises. Notre connaissance du parc et de ses infrastructures nous permet de les accompagner sur les aspects techniques et réglementaires de leur projet, notamment les contraintes liées au terrain et aux raccordements aux réseaux.
Nous facilitons également les échanges avec les différents interlocuteurs concernés et aidons les porteurs de projet à anticiper les démarches nécessaires à leur implantation.
La vente définitive du terrain intervient généralement après l’obtention du permis de construire.
Oui, lorsque les entreprises rencontrent des difficultés sur lesquelles nous pouvons intervenir, mais nous ne remplaçons ni l’architecte ni le maître d’œuvre de l’entreprise.
Nous pouvons faciliter les raccordements, intervenir sur des questions de limites de parcelles, de gestion des eaux pluviales ou rechercher des solutions à des problèmes de chantier.
Lors de la construction de la blanchisserie Tartary, par exemple, les travaux ont nécessité l’évacuation d’un volume important de terres qui n’avait pas été anticipé. Nous avons mobilisé nos contacts locaux pour trouver une solution.
Christophe Muguay : Je suis arrivé en juillet 1996, quelques mois après la création du SMIPAC, à raison de dix heures par semaine. À l’époque, le parc n’existait pas encore, tout restait à faire : les acquisitions foncières, les procédures d’aménagement, les voiries, les réseaux… J’ai progressivement pris en charge les aspects administratifs, budgétaires, juridiques et techniques de son développement.
Aujourd’hui, cette expérience me permet de connaître précisément les infrastructures du parc, leurs caractéristiques et les différents interlocuteurs techniques. Lorsqu’une entreprise rencontre une difficulté, notamment pendant les travaux, nous pouvons rapidement identifier les personnes à contacter et rechercher des solutions.
Jean-François Tessier : J’ai rejoint le SMIPAC en 2007 comme chargé de mission développement économique, après avoir travaillé à l’Agence régionale de développement du Limousin, devenue Limousin Expansion. Je connaissais donc déjà une partie des entreprises du territoire, les acteurs économiques et les dispositifs d’accompagnement. J’avais également suivi certains projets concernant le PAC.
Au fil des années, nous avons développé un réseau de relations avec les entreprises, les collectivités, les organismes de financement et les partenaires économiques locaux. Cette connaissance du tissu économique nous permet d’orienter les porteurs de projet vers les bons interlocuteurs, d’identifier des sous-traitants locaux ou des prestataires et de faciliter certaines démarches.
Contactez les chargés de projet du SMIPAC pour étudier les possibilités d'implantation sur le Parc d'activités de La Croisière.
Par téléphone : 05 55 63 20 84
Par courriel : info@smipac.com
* SMIPAC : Le Parc d’activités de La Croisière en nord Limousin (PAC) est porté par 5 communautés de communes réunies en syndicat mixte :